jeudi 22 mai 2008

L'art de convaincre votre patron (1)

Extrait d'une entrevue en ligne sur le marketing avec Seth Godin disponible ici:

Question from Gabriela Fitz, IssueLab:
« What can you suggest about marketing "causes" that aren't particularly sexy or seemingly urgent, such as libraries, or infrastructure?»

Seth Godin:
«Make them sexy! Why on earth would someone support something that they think is boring when something that interests/excites them more is available? They won't.

I think making a road sexy isn't so hard. Or a library. The key is to focus on the BENEFIT, not the tool.»

C'est aussi vrai si vous voulez convaincre votre patron. Rendez le développement durable sexy en mettant l'accent sur les AVANTAGES (pour lui surtout, pour l'environnement ou la société seulement si cela l'intéresse ou en boni) plutôt que sur les outils.

mercredi 21 mai 2008

Une journée dans la vie d'un Québécois



Ce matin, j'ai participé à une rencontre d'Oxfam-Québec où Judi Richards nous a lu un texte afin de nous conscientiser sur les impacts cycle de vie de nos choix comme consommateur.

On a souvent l'impression que le Niger et autres pays du Sud sont de lointains pays et que l'on ne peut rien au sort des populations pauvres. Voici le texte, qui saura vous convaincre du contraire:

  • Tous les matins je me réveille au son de mon cadran fait au Japon.

  • Je pose mes pieds sur mon tapis de Turquie puis enfile ma robe de chambre en coton du Mali.

  • J’emprunte ensuite l’escalier fait de bois d’acajou du Brésil.

  • Une fois dans la cuisine, sur le comptoir de granite des Indes,

  • Je me prépare un café du Guatemala à l’aide d’une machine à expresso italienne qui est fait en aluminium constitué de la bauxite de Guinée.

  • A ce merveilleux café j’ajoute un soupçon de sucre d’Haïti et un peu du cacao de Côte d’Ivoire.

  • Je mange ensuite un pamplemousse du Chili, des céréales et quelques noix d’Espagne.

  • J’enfile ensuite ma chemise de soie de Chine qui a été assemblée à Taiwan… avec un veston en lin du Vietnam,

  • J'ajoute ma montre Suisse et mon anneau d’or du Sénégal.

  • J’irai au travail dans une voiture allemande assemblée au Mexique qui roulera sur des pneus italiens conçus avec du pétrole vénézuéliens.

  • Je travaille sur mon ordinateur portable américain, je surveille la bourse de Hong Kong, achète des actions d’une compagnie norvégienne, échange avec des amis hollandais

  • Le soir au souper je bois un délicieux vin Espagnol avec une baguette de pain français et quelques fromages du Québec;

  • tout en regardant un film marocain sous-titré en anglais.

  • Avant d’aller au lit, je regarderai les nouvelles pour vérifier la météo de demain, et constater l’état du monde.

  • La misère existe toujours dans le monde

  • La crise au Soudan perdure.

  • Des inondations dans le sud de l’Afrique.

  • Une nouvelle crise s’est ajoutée au Kenya remplacé par la sécheresse au Mozambique et le Cyclone au Myanmar et le tremblement de terre en Chine

puis encore,

  • Des enfants vont à la guerre au lieu d’aller à l’école.

  • D’autres meurent avant même de marcher.

  • Et moi je prens un bon verre d'eau, non accessible à 1 ,2 milliards de personnes et je retourne paisiblement dans mon lit sous une couette faite avec des plumes d'oies qui volent au dessus de quels pays ? ... et une autre journée…. demain.


On peut dire que les malheurs se passent ailleurs, loin d'ici , pourquoi investir dans l'international ? ...Parce qu'on est déjà mondiale.

Derrière tout ce qu'on possède ou presque, il y a des visages de femmes, d’enfants et d’hommes qui vivent dans une extrême pauvreté et travaillent dans le mépris de leurs droits. Je ne veux pas que des gens souffrent pour mon bien.

C'est le temps de dire MERCI, de les inclure dans nos pensées, dans nos investissements. Un don à l’international a beaucoup plus d’impact que nous pouvons l’imaginer. Pour mes enfants, les enfants de mes enfant et encore...C’est pour cela que moi Judi Richards, j’ai décidé de M’INVESTIR.

Je vous invite à vous INVESTIR – À adopter une cause internationale avec Oxfam, en 2008 et inviter votre réseau à en faire autant C’EST NORMAL.


Pour ma part, j'espère que ce texte vous aide, comme moi, à réaliser le pouvoir que nous avons en tant que consommateur. À l'épicerie, au centre d'achat et au dépanneur, nos choix peuvent changer le monde.

mardi 20 mai 2008

Vivez, respirez... simplement


Quelle est la dernière fois où vous avez passé au moins 24 heures consécutives à l'extérieur? (Une tente roulotte ne compte pas).

Nous sommes tellement protégés des éléments (vent, pluie, etc.) de nos jours que nous sommes «déconnectés».

Peut-être avez-vous fait le tour de la planète, visitez les plus beaux pays du monde. Mais si vous n'avez pas passé 24 heures dans la nature, c'est comme si vous êtes restés dans votre carré de sable tout votre vie. Vous n'avez pas encore visité la plage.

Nous n'avons qu'une vie, et je crois qu'il y a certaines choses, toutes simples, qu'il vous faut vivre absolument. Je vous en propose trois pour cet été:

  • Regardez le ciel étoilé

    Pas pendant 10 minutes, mais durant au moins 90 minutes. La région du mont Mégantic est très propice à cette activité. Une belle activité à faire avec vos enfants.


  • Rendez-vous à un endroit éloigné.

    Si éloigné en fait que vous ne croiserez aucune âme durant au moins une journée. La réserve faunique de la Vérendrye offre de belles possibilités. Assurez-vous d'être au moins deux pour des raisons de sécurité.


  • Sortez le matin.

    Avant 5h, l'été, l'ambiance est unique, surtout dans la nature. Rendez-vous sur le bord de l'eau (un lac, le fleuve, une chute, etc.) et assistez au lever du soleil. C'est magique.

Ce sont des gestes si simples... mais le quotidien nous permet rarement de les vivre. Cet été, gatez-vous!

vendredi 16 mai 2008

1 an...


Le blogue La prochaine évolution industrielle a un an (et des poussières)!

Au départ, j'ai lancé ce projet pour voir si j'aurais la discipline d'écrire régulièrement. J'y ai pris goût.

Vous êtes maintenant quelque 1000 lecteurs fidèles à chaque mois. Plus de 8000 visiteurs sont passés faire un tour au cours de l'année.

Merci!

mercredi 14 mai 2008

Trois trucs pour l'été


Avec l'arrivée de l'été, vous pouvez faire de petits gestes pour l'environnement qui seront très visibles auprès de vos employés. Je suis sûr que en connaissez déjà plusieurs... Alors pourquoi ne pas en faire au moins une? Voici trois suggestions:

1. Favorisez le transport à vélo
Se rendre au travail à vélo, ça commence bien la journée. Vos employés seraient peut-être plus enclins à prendre leur vélo avec un peu d'aide. Installez un support à vélo dans un lieu sécuritaire (idéalement à l'abri de la pluie). Désignez un endroit où ils peuvent se changer. Mieux: installez une douche.

2. Plantez des fleurs
C'est beau. C'est vivant. C'est été! Vous pourriez même inviter vos employés à former un comité jardin. Qui sait? Peut-être l'entretien du coin vert pourrait devenir une activité sur l'heure du midi pour certains!

3. Démarrez un compost
Ça paraît si compliqué. C'est pourtant si simple. Il suffit de comprendre la base. Organisez une journée compost. Faites un projet pilote. Vous n'avez pas besoin de convertir toute l'entreprise (si elle est grande) ni de vous engager pour l'éternité. Commencez pour un été, vous verrez bien pour la suite.

mardi 13 mai 2008

Tirage vert: gagnez de l'essence!

Ce n'est pas une blague. J'ai vu un tirage dans le cadre d'un concours VERT dont le deuxième prix était 2500$ d'essence!

Parlant de chose incroyable, j'ai vu ce pick-up sur la route en fin de semaine dernière... de quoi faire pâlir un Hummer!

lundi 12 mai 2008

Peak Oil... pas d'accord!




Alexi, rédacteur en chef du site Vision Durable, répond à mon dernier billet. Une réflexion très éclairante:

«Le WSJ n’a pas abordé la question du peak oil 3800 fois, et le NYTimes n’a pas non plus parlé de cette question à près de 2000 occasions. L’auteur du billet auquel tu renvoies précise d’ailleurs ceci :

Bear in mind that this informal survey includes comments by readers, guest editorials, and assorted other references that are not part of the newspaper's reporting.

J’ajouterais à cela qu’une telle recherche Google est pour le moins imprécise.

Pour le fun, j’ai cherché l’expression « peak oil » dans Eureka pour le NYTimes (23 fois), La Presse (8 fois) et Le Devoir (6 fois). Si ces chiffres sont p-e faibles, ils sont selon moi plus près de la réalité que les chiffres avancés par peakoil.blogspot.com.

Pour ma part, je parle rarement du peak oil même si je me suis intéressé à cette question il y a de cela trois ou quatre ans, notamment en lisant le livre de Matt Simmons.

Je n’adhère toutefois pas à cette hypothèse, qui veut que nous assisterons à une catastrophe économique et sociale lorsque l’offre de pétrole sera structurellement insuffisante à la demande.

Il n’y aura pas de choc selon moi parce que le pétrole, même s’il est très important, n’est plus aussi central à notre économie qu’avant. Il y a deux ou trois ans, on entendait d’ailleurs que le baril de pétrole à 100 $ causerait une récession mondiale importante et rapide. Or il est à 125 $ et toujours pas de bouleversement majeur de l’économie…

Par ailleurs, je crois que la hausse actuelle du prix du baril est en partie attribuable à la forte spéculation à laquelle s’adonne certains groupes d’investisseurs, plutôt qu’à un manque d’approvisionnement. La congestion actuelle du réseau de raffinage aux Etats-Unis, qui fonctionne pratiquement à pleine capacité, est également fautive.

Je crois qu’il faut distinguer le fait que le pétrole ne redescendra pas à 30 $ le baril du peak oil. Je ne crois pas que le baril va atteindre 200 $ l’année prochaine comme Jeff Rubin et Merrill Lynch le laisse entendre… Oui le pétrole très abordable est probablement chose du passé, mais non je ne crois pas au peak oil.»

Pour ma part, je ne crois pas non plus au choc, mais pour des raisons différentes: le potentiel d'amélioration. En réalité, si le prix de l'essence doublait d'ici la semaine prochaine, il serait assez facile de diviser par deux notre consommation, voire plus.

Par exemple, les voitures ont quatre places. Prenez un autre passager, et vous venez de diviser par deux votre consommation par personne.

Ou encore, réduisez votre vitesse à 95 km/h, ne climatisez pas et gonflez vos pneus, vous venez de réduire votre consommation d'au moins 30%.

Avez-vous d'autres trucs?

samedi 10 mai 2008

Le pic pétrolier est-il ignoré au Québec?


Selon ce billet, l'expression «peak oil» a été mentionnée dans:

  • 3820 articles dans le Wall Street Journal

  • 1970 articles dans le New York Times

  • 617 articles dans le Houston Chronicle

  • 389 articles dans le Washington Post

En comparaison, dans l'ensemble des archives de La Presse, Radio-Canada, La Presse Canadienne et Le Devoir, l'expression «pic du pétrole» a été mentionnée dans un maigre 203 articles au total.

Que l'on soit d'accord ou non avec cette théorie importe peu. Avec le baril de pétrole qui vient d'atteindre les 125$ US, il est essentiel d'en débattre publiquement. Les conséquences d'une hausse spectaculaire soutenue sont trop importantes pour que la question continue d'être ignorée.

Personnellement, je ne demande pas mieux que d'être convaincu que cette théorie est non-fondée. Le problème, c'est que les arguments en sa faveur gagnent en crédibilité avec chaque nouvelle hausse de prix.

jeudi 8 mai 2008

Prix du livre d’affaires 2008 – Les noms des finalistes sont maintenant connus !


Les temps changent. J'ai appris hier avec joie que mon livre est finaliste pour le Prix du livre d'affaires 2008.

Il s'agit d'une autre démonstration que la communauté d'affaires prend désormais au sérieux le développement durable. Je suis persuadé que cette nomination aurait été inaccessible il y a trois ou quatre ans. Voici un extrait du communiqué:


«Montréal, le 6 mai 2008 – L’organisation du Prix du livre d’affaires récompensera le 5 juin, le talent des auteurs québécois en matière de gestion et d’économie... Plus de 15 000 $ seront alors remis en bourses au grand gagnant du Prix du livre d’affaires 2008, ainsi qu’aux lauréats des meilleurs livres d’affaires dans les catégories ¨gestion des ressources humaines¨, ¨guide pratique¨ et ¨document pédagogique¨.

En 2008, plus d’une cinquantaine d’ouvrages étaient en compétition pour l’un ou l’autre de ces prix. Voici les noms des auteurs finalistes :

L’Entrepreneuriat féminin au Québec – Francine Richer et Louise St-Cyr - Les Presses de l’Université de Montréal

La Mondialisation : peu de gagnants, beaucoup de perdants – Mohamed Dioury - Décarie éditeur

Arrêtons de pisser dans de l’eau embouteillée – Jean-Sébastien Trudel – Les éditions Transcontinental

L’Éthique en entreprise – Michel Dion - Fides

Savoir innover en équipe – Sébastien Beaulieu et Luc-Antoine Malo – IQ éditeur

Le Prix du livre d’affaires est l’une des plus importantes récompenses de l’industrie du livre au Canada. La librairie Coop HEC Montréal, qui assure la production de l’évènement, est fière de s’associer au journal Les Affaires, à Desjardins et à Coopsco pour souligner le travail extraordinaire des auteurs et des éditeurs québécois.»

mercredi 7 mai 2008

Dormir avec un moustique, ça change pas le monde, sauf que...


Mon ami Simon, de Loto-Québec, signe ses courriels avec la citation suivante (j'adore):

«Si vous avez l'impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique... et vous verrez lequel des deux empêche l'autre de dormir.»

- Le Dalaï Lama