vendredi 20 novembre 2009

10 entreprises vertes en démarrage

Le magazine Fast Company présente 10 entreprises en démarrage qui surfent la vague verte. Voici un aperçu (cliquez sur l'image pour les détails):

Hara: un logiciel pour suivre vos émissions de GES


Integrity Block: une alternative aux blocs de béton



Tendril: Un indicateur qui présente votre consommation énergétique en temps réel

mardi 17 novembre 2009

Les émissions de GES continuent d'augmenter malgré la récession


C'est ce que l'on apprend dans cet article du USA Today. On parle d'une hausse globale de 2% (environ 671 millions de tonnes de CO2e de plus), principalement causée par la croissance de l'économie chinoise.

Peut-être faut-il malgré tout se réjouir: le taux de croissance annuel est plus faible qu'à l'habitude. Il est normalement de 3,6% en moyenne.

Je pense que peu d'entrepreneurs et de dirigeants réalisent à quel point nous devrons apprendre à faire les choses différemment... et vite.

Le consommateur responsable dominera l'après-crise

lundi 16 novembre 2009

Changer le monde par le marché

Le marché est ce qu'il y a de plus efficace pour générer le changement et créer une société durable. Pas les gouvernements, ni les entreprises, ni les consommateurs. Le marché.

Seth Godin explique comment le marché réagit au Kindle, le livre électronique d'Amazon:

Some book publishers don't like the Kindle. Either they're afraid of it or they've crunched the numbers and they don't like what they see. (Some days, 95% of the top selling Kindle titles are free... demonstrating that digital goods with zero marginal cost and plentiful substitutes tend to move to zero in price).

Worried about the medium, they hold back, delay or even refuse to support it.

Which is fine if you have market power, but you likely don't. No publisher does, certainly. The Beatles couldn't stop iTunes from changing the record business by sitting out the platform, and there's no book publisher who can stop the Kindle alone.

It's tempting to look at a high-momentum market innovation, something that brings efficiency but leaves change in its wake, and try to stop it single-handedly. Tempting, but not so smart, I think. The market waits for no one.

C'est vrai pour le livre. C'est vrai pour la voiture. C'est vrai pour le bâtiment. En fait, c'est aussi vrai pour votre industrie, quelle qu'elle soit.

Vous pouvez donc essayer de faire un peu mieux que tout le monde (marketing vert), ou vous pouvez incarner le changement de paradigme.

lundi 9 novembre 2009

Lancement de l'Association des professionnels du développement durable (APRODD)


Si vous êtes un fournisseur de services en développement durable, je vous invite à vous joindre à l'APRODD. C'est une nouvelle association qui vise à regrouper les fournisseurs de services spécialisés dans le développement durable et à leur offrir un espace pour réseauter, échanger, apprendre et continuellement améliorer leurs pratiques.

Pour prendre part et donner vie à ce regroupement, le comité organisateur vous invite à un 5 à 7 au cours duquel seront notamment présentés les objectifs de l’association et les activités prévues pour les prochains mois. Ce sera aussi une belle occasion de rencontrer vos pair!

Quoi : 5 à 7 – Lancement de l’APRODD
Quand : Mardi 24 novembre, à compter de 17h30
Où : Restaurant Robin des Bois
4653, Saint-Laurent (entre Mont-Royal et Villeneuve)
Montréal

Merci de bien vouloir confirmer votre présence par retour de courriel ou à l'adresse : evenements[arobas]aprodd.ca d’ici le jeudi 19 novembre prochain.

Au plaisir de vous y voir !

vendredi 6 novembre 2009

Perception ou réalité?

Beau Lotto présente à l'aide d'exemples simples et percutants comment nous voyons, c'est-à-dire comment notre cerveau interprète la réalité qui nous entoure (19 minutes). Je pense qu'il y a un parallèle à faire avec notre capacité limitée à voir le mur vers lequel notre société fonce à 100 miles à l'heure.

Je vous encourage également à regarder la publicité à la fin. C'est un documentaire au sujet d'une initiative à Stockolhm, en Suède, qui a permis de réduire la congestion routière de 22% tout en améliorant de 14% la qualité de l'air. Inspirant.

mardi 3 novembre 2009

Il cultive le désert et rebâtit les sols

Ce vidéo de 5 minutes nous a été recommandé par Andrée. On voit comment Geoff Lawton et son équipe ont utilisé des techniques de réhumidification des sols et de permaculture pour faire ce que plusieurs croyaient être un miracle: cultiver le désert de manière durable! Remarquable.

jeudi 29 octobre 2009

Attention aux écosceptiques!



Changer le monde n'est pas facile. Mon expérience m'a appris que la première étape du changement est le scepticisme (voire le mépris!).

C'est aussi ce qu'a vécu Stephen Dewar de WhalePower, une PME qui utilise le biomimétisme pour améliorer la performance des ailes d'avion et des pales d'éolienne.

Lorsqu'il a présenté sa technologie insipirée des ailerons de baleine aux fabricants d'éoliennes, il est passé pour un bozo. «People said we were crazy... the conventional wisdom was, 'this can't be done'". But the wind tunnel results suggested otherwise», a-t-il raconté lors d'une conférence des Bionners.

Il n'existe malheureusement pas de recette secrète pour contrer ce scepticisme. Il faut tout simplement l'accepter.

Dites-vous toutefois que si les gens sont sceptiques autour de vous, c'est probablement parce que vous êtes sur la bonne voie!

lundi 26 octobre 2009

Pourquoi l'économie de service ne décolle pas?


Depuis quelque temps, je réalise que nous ne sommes pas encore prêts pour l'économie de service. C'est pourquoi cela n'a pas fonctionné chez Xerox. C'est aussi pourquoi cela a échoué chez Interface. Avant de vous dire ce qu'il manque pour que cela fonctionne pas, une petite mise en contexte s'impose.

Dans mon livre, Arrêtons de pisser dans de l'eau embouteillée, j'explique comment l'économie de service permet de rentabiliser une production en boucle fermée (close loop manufacturing).

Pour la VP responsable du développement durable de Xerox, l'économie de service est «le Saint-Graal du développement durable». C'est la pièce manquante du puzzle qui permet d'unir environnement, économie et société. Je suis d'accord.

Qu'entend-on par économie de service?
En bref, l'économie de service consiste à transformer les entreprises manufacturières en fournisseurs de services. Par exemple, un fabricant de photocopieur comme Xerox vend des machines. Mais les «consommateurs» ne consomment pas la machine. Ils consomment le service de reproduction.

Dans une économie de service, Xerox se redéfinit comme un fournisseur de service d'impression et de reproduction. Elle ne vend plus ses machines. Elle vend plutôt un service intégré d'impression, de gestion de la documentation, de conseil, d'entretien et de service sur-mesure.

Ainsi, le fabricant récupère les économies du gaspillage qui se produit ailleurs dans le cycle de vie de son produit, et il a intérêt à le concevoir pour qu'il dure longtemps. C'est tout le contraire du système produire-consommer-jeter. L'intérêt de cette approche est qu'elle justifie d'écoconcevoir un produit afin que ces composantes soient récupérées par le fabricant. Ça devient rentable de le faire.

Du moins, c'est ce que je croyais.

Ce que j'ai appris...
Une économie de service, le nom le dit, est plus exigeante en main-d'oeuvre. Elle est créatrice d'emplois. C'est très bien lorsque la «main-d'oeuvre» est bon marché. Or, nous sommes dans un contexte où les salaires sont élevés. La rémunération représente déjà une proportion dominante du budget d'entreprise.

Cela dit, la solution n'est pas de baisser les salaires en Amérique du Nord. À l'inverse, il faudrait augmenter le coûts des ressources, particulièrement de l'énergie. Tant que les ressources seront à des coûts artificielllement dérisoires(1) par rapport aux ceux de la main-d'oeuvre, l'économie de service sera menottée.

Je le sais. J'ai évalué cette approche dans trois entreprises. Chaque fois, nos calculs ont montré que ce n'était pas rentable. Bien sûr, il y a une valeur ajoutée pour le client. Dans la réalité, peu d'entre eux sont prêts à payer pour.

Tant qu'il en sera ainsi, j'ai bien peur que l'économie de service ne décollera pas.


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(1) Plusieurs raisons expliquent ces faibles coûts. Les multiples subventions directes et indirectes sont certainement l'une d'elles. Par exemple, les coûts de l'armée qui assure un accès stratégique aux puits de pétrole du moyen orient ne sont pas inclus dans le prix de l'essence. Cette externalisation des coûts est généralisée (problème de santé causé par la pollution, perte de cultures causée par des événements climatiques extrêmes, impacts sur les générations futures des sols contaminés, perte de rendement des terres arables surexploitées, etc.)

jeudi 22 octobre 2009

Apple se tourne vers le cycle de vie


Apple vient d'annoncer la sortie de nouveaux ordinateurs, «les plus verts que nous ayions jamais produit». Cela m'a donné envie de donner un prix orange et un prix citron à la pomme qui veut être verte.

Prix Orange
Pour trouver comment réduire ses impacts sur l'environnement, Apple ne s'est pas contentée d'éliminer certaines substances toxiques. Elle s'est tournée vers l'analyse du cycle de vie de ses produits. Elle le communique d'ailleurs de manière très élégante sur son site.

Ainsi, on apprend que l'utilisation est responsable de 53% des impacts, et la production + transport représentent quelque 43%.

Ça frise cependant le greenwashing; par exemple, où est la phase d'enfouissement? Selon leurs propres données, c'est près de 60% des ordinateurs qui ne sont pas recyclés en 2008.

Prix Citron
Cedric de Perennia relève une erreur de design importante: le clavier et la souris n'ont plus de fils. Hélas, ce n'est pas pour une question de dématérialisation. Les fils ont été remplacés par... des piles!

C'est pourtant pour éviter ce genre d'imbécilité que les designers utilisent l'analyse du cycle de vie.

J'aimerais bien mettre la main sur l'étude complète. Mais Apple se garde bien de la publier.